Frédéric BASTIAT

(France, 1801-1850)
Frédéric BASTIAT était déjà acquis aux idées libérales, en politique comme en économique, quand il était encore étudiant. Il fut un libre-échangiste convaincu, il appuya la campagne anti-protectionniste de COBDEN (école de Manchester), comme David RICARDO. Cette campagne aboutit à l'abolition des lois prohibant l'importation de blé en Angleterre en 1856. Son texte anti-protectionniste le plus fameux, le plus connu concerne sa "Pétition des marchands de chandelle".
Il est surtout connu pour avoir repris sous une forme claire et élégante les grands principes des théories classiques. Il se distingue toutefois par quelques originalités : l'importance qu'il accorde aux services et sa conviction qu'il existe des rendements croissants dans l'agriculture et dans l'industrie. C'est donc un libéral optimiste, contrairement par exemple à Ricardo. Pour lui, plus l'État intervient pour assurer des avantages particuliers à, certaines catégories de citoyens, plus il devient avantageux pour un nombre croissant d'individus de consacrer une part grandissante de leurs ressources et de leur énergie à s'organiser de façon à utiliser le pouvoir de contrainte de la puissance publique au profit de la promotion, de leurs intérêts corporatifs. L'extension du rôle de l'État dévalorise les solutions contractuelles et génère une économie dans laquelle plus l'État intervient, plus on lui demande d'intervenir. Par exemple, il avait, avec prescience, défini ce que deviendrait l’assurance sociale à guichets ouverts.
On retrouvera ses idées chez les libéraux de la fin du XXème siècle.