Frans Van der Hoff : le pionnier du commerce équitable
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 Frans Van der Hoff :  le pionnier du commerce équitable qui a fondé le label Max Havelaar

 

Le commerce équitable consiste à aider les petits producteurs du Sud à vivre décemment de leur production et à leur donner les moyens d'assurer leur propre développement sur le long terme, notamment par un prix garanti et une prime au développement.

Depuis plus de trente ans, le prêtre hollandais Frans Van der Hoff convainc des milliers de petits paysans indiens du Chili d'abord puis du Mexique, de s'unir pour lutter contre les intermédiaires qui les contraignaient, souvent par la force, à écouler leurs stocks pour une bouchée de pain. Sans information sur les cours mondiaux, sans possibilité de se déplacer pour vendre leurs produits, les paysans étaient à la merci de ces intermédiaires et faisaient la fortune des grossistes, des importateurs et des conglomérats qui règnent sur le marché mondial. En se regroupant en coopérative pour sauter ces barrières, les paysans commercialisent leur café directement; Ils sont payés en fonction de leurs besoins réels et du travail accompli. Ils retrouvent ainsi leur dignité d'hommes.

Aujourd'hui, la coopérative Uciri, dans le village mexicain de Lachiviza, regroupe 18 000 paysans, fait vivre plus de 100 000 personnes et vend pour plus de 5 millions de dollars de café chaque année, dont 85 % sont exportés. Avec l'argent recueilli, Frans Van der Hoff a crée une école d'agriculture biologique, un centre d'aide médicale, un réseau d'autobus et une banque au capital de 1 million de dollars. À la fois homme d'affaires avisé et défenseurs des opprimés contre les multinationales, Frans Van der Hoff a fondé le label Max Havelaar du nom du héros d'un roman hollandais qui dénonce l'oppression des cultivateurs de café en Indonésie. Après le café, l'association certifie les produits "économiquement justes" : thé, sucre, banane, riz ou chocolat.

En France, les ventes de produits labellisés Max Havelaar sont passées de 6 à 32 millions d'euros de 2000 à 2003. Les ventes de Malongo augmentent de 10 % par an en moyenne et atteignent aujourd'hui 60 millions d'euros (4 % de part de marché en France), dont 20 % sur la gamme équitable.

 

Sources :

60 millions de consommateurs n° 399 - Novembre 2005

Paris-Match - Le pionnier du commerce équitable qui joue à Wall Street - 2005

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