f(q1,q2)= q1^a*q2^b
(On suppose a>0,b>0).
La fonction de Cobb-Douglas est particulièrement
appropriée pour exprimer la substituabilité des
biens (des inputs ou des biens consommés). Elle est de
surcroît à élasticité de substitution
constante. Mais cette propriété pose problème
: le fait que le sentier d'expansion soit une droite qui passe
par l'origine signifie que le consommateur, dont les goûts
sont représentés par une fonction de Cobb-Douglas,
achète les deux biens dans les mêmes proportions,
quelque soit son niveau de revenu.
Autrement dit, même
si le bien 1 est vital et le bien 2 accessoire, il demandera
autant de chacun des deux biens, que son revenu soit faible
ou élevé. Cela revient à considérer
qu'il n'y a pas de bien qui soit vraiment "superflu",
dont on ne puisse se passer lorsque le revenu est faible.
Une dernière conséquence des goûts des agents économiques, selon la fonction Cobb-Douglas, est que ceux-ci sont demandeurs de tous les biens qui entrent en tant qu'argument dans leur "fonction-objectif" (utilité ou profit), et ce quelqu'en soit le prix (et le revenu).
Cela n'est pas le reflet de l'économie réelle : mais est-ce le propos d'une fonction mathématique ?