T
T4M : Moyenne arithmétique des taux moyens mensuels du
marché monétaire au jour le jour entre banques
T6M : Taux de rendement d'un placement à 6 mois sur le
marché monétaire ; c'est un taux ponctuel, non calculé
sous forme de moyenne
TABLEAU D'ÉCHANGES INTERINDUSTRIELS (TEI)
Ce tableau qui décrit les relations chiffrées entre
les secteurs sert essentiellement en en comptabilité nationale,
notamment pour construire des modèles utilisés par
la prospective.
Construit en 1941 par Wassily LEONTIEF (prix Nobel 1973), le
tableau d’échanges interindustriels décrit
l’interdépendance entre les différents secteurs
de production. Le tableau relie les flux d’entrée,
c’est-à-dire les facteurs de production aux flux
de sortie, c’est-à-dire ce qui est produit. Sur les
lignes, figure ce que les secteurs vendent aux autres secteurs.
En colonne on peut lire ce que les différents secteurs
ont acheté. Initialement, il n’y a pas d’autoconsommation
et les produits sont tous des biens intermédiaires. L’utilisation
du tableau d’échanges industriels (TEI) de Leontief
inaugure l’usage des tableaux d’entrée et de
sortie (input-output).
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TABLEAU D'ENTRÉES-SORTIES (TES)
Il succède au TEI, en référence au tableau
d'input-output publié pour la première fois par
Leontief en 1939 (analyse de la structure de l'appareil productif
américain). C'est un instrument de comptabilité
nationale qui présente à la fois l'équilibre
des ressources et des emplois de chaque produit, et le compte
de production et d'exploitation des branches.
Il permet à la comptabilité nationale d'établir
des projections sur l'évolution des branches en se fondant
sur les hypothèses (évolution de la consommation
des différentes branches, évolution de la demande
d'exportations...). Voir mon cours sur la comptabilité
nationale pour trouver une présentation détaillée
de ce tableau.
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TABLEAU DES OPÉRATIONS FINANCIÈRES (TOF). Ce tableau
à double entrée croise les opérations financières
et les secteurs institutionnels.
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TABLEAU ÉCONOMIQUE D'ENSEMBLE (TEE)
Comptabilité nationale. Tableau synthétique qui
présente l'ensemble des comptes des différents secteurs
institutionnels. Voir mon cours sur la comptabilité nationale.
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TABLES DE MOBILITÉ
Document qui permet d'étudier la mobilité sociale.
Il existe deux tables de mobilité :
Table de recrutement, qui renseigne sur l'origine de l'individu.
Table de la destinée, qui renseigne sur l'avenir social.
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TAEG : taux annuel effectif global.
Il a remplacé le taux effectif global (TEG) le 1er juillet
2002 pour les crédits à la consommation, c'est-à-dire
les crédits personnels, les crédits renouvelables
ou les crédits permanents (revolving). Les crédits
immobiliers et les crédits travaux sont exclus du champ
d'application de la directive européenne qui a exigé
cette modification.
Le TEG utilise la méthode proportionnelle (multiplication
par 12 d'un taux mensuel) alors que le TAEG doit utiliser la méthode
dite "équivalente", ce qui permet de tenir compte
du coût des "intérêts des intérêts"
dû sur une année complète.
Cette manière de calculer le taux annuel ne change rien
au montant des échéances et coût réel
du crédit, mais conduit à afficher un taux annuel
plus élevé, plus véridique, plus transparente
pour l'emprunteur.
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TAM : Taux annuel monétaire, c'est-à-dire le taux
de rendement d'un placement monétaire sur les douze derniers
mois avec capitalisation des intérêts mensuels
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TANF : Temporary assistance for needy families
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TARGET (Trans-European Automated Real-Time Gross Settlement Express
Transfert)
Paiement interbancaire express automatique transeuropéeen
en temps réel.
C'est un système paneuropéen de paiement électronique
entre les banques commerciales européennes. CE système
relie les banques commerciales des 15 pays de l'UE et la BCE.
À titre d'exemple, le mardi 5 janvier 1999, 1 000 milliards
d'euros ont transité par TARGET.
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TAUX ACTUARIEL
Taux d'intérêt réel que rapporte un placement,
ou que coûte un prêt, compte tenu de son taux nominal,
du montant de l'intérêt payé, de la date et
de la périodicité du paiement de celui-ci, des primes
d'émission ou de remboursement pour les placements, etc.
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TAUX D'ACTIVITÉ
Se calcule en divisant la population active par la population
totale en âge de travailler (15 à 65 ans). Il est
relativement faible en France, autour de 63 % en 2003.
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TAUX D’ACTUALISATION
Le taux d'actualisation est utilisé pour déprécier
des flux futurs et déterminer leur valeur actuelle, c'est
à dire leur valeur à la date d'aujourd'hui. La valeur
donnée au temps étant le fondement de l'actualisation,
ce taux est toujours positif. Le taux souvent choisi est égal
à celui du taux d'intérêt sur le marché.
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TAUX D'AUTOFINANCEMENT
Se mesure en divisant l’Épargne Brute par la FBCF
(Formation Brute de Capital Fixe). Il mesure la part des investissements
que l'entreprise peut financer elle-même.
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TAUX DE CHANGE
Il se mesure à l'aide d'une parité entre deux monnaies,
c’est-à-dire le prix auquel ces deux monnaies s'échangent
sur le marché des changes. C'est un indicateur de prix
relatifs entre pays.
Le taux de change est donné par la quantité de devises
que permet d'obtenir une unité de monnaie nationale. Il
est souvent utilisé pour des comparaisons internationales.
Cette utilisation pose néanmoins certaines difficultés,
car le taux de change ne reflète que très imparfaitement
le vrai rapport de pouvoir d'achat intérieur entre deux
monnaies. D'autres facteurs influencent les taux de change: les
politiques de change, les politiques monétaire et budgétaire,
les mouvements financiers etc. C'est pourquoi on utilise souvent
les parités de pouvoir d'achat (ppa).
Taux de change d'équilibre. Selon Williamson, le taux
de change d'équilibre, qu'il nomme taux de change d'équilibre
fondamental (Fundamental Equilibrium Exchange Rate ou FEER), est
le taux de change effectif réel qui assure simultanément
l'équilibre macroéconomique interne et externe d'une
économie.
Taux de change nominal. Le taux de change nominal est le taux
auquel un individu peut échanger une devise contre une
autre.
Taux de change réel. Le taux de change réel correspond
au taux auquel un individu peut échanger un bien d’un
pays contre un bien d’un autre pays. La différence
entre ces deux taux tient à la prise en compte des variations
relatives aux indicateurs de prix ou de coûts intérieurs
du pays considéré.
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TAUX DE CHÔMAGE
Il se mesure en rapportant le nombre de chômeurs (dans la
définition choisie) à la population active totale
(salariés, les non salariés et les chômeurs).
Taux de couverture des chômeurs. Il rapporte les chômeurs
indemnisés au titre d'une prestation à la somme
de l'ensemble des demandeurs d'emploi en fin de mois ainsi que
des dispensés de recherche d'emploi.
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TAUX DE COUVERTURE
Le taux de couverture mesure le rapport entre les exportations
et les importations.
= Exportations / importations * 100. C'est un ratio que l'on peut
calculer à partir du TES.
La balance commerciale est équilibrée quand il est
égal à 100 % ; on dit que le solde commercial est
nul.
Elle est excédentaire quand il est supérieur à
100 % ; on dit que le solde commercial est positif.
Enfin, elle est déficitaire quand il est inférieur
à 100 % ; on dit que le solde commercial est négatif.
Supérieur à 100 %, il signale que la balance commerciale
est excédentaire. En 1998, pour la France, ce taux s’élevait
à 110 %.
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TAUX D’EMPLOI GLOBAL
Ce taux est le rapport entre les effectifs employés et
la population totale de 15 à 64 ans.
En France, il est très faible, de l’ordre de 60 %.
On utilise parfois le TAUX D’EMPLOI EN ÉQUIVALENT
TEMPS PLEIN qui prend au numérateur les effectifs employés
corrigés des temps partiels.
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TAUX D'ÉPARGNE BRUTE
Pour les entreprises, il est égal à l’épargne
brute rapportée à la valeur ajoutée. Pour
les ménages, il est égal à l’épargne
brute rapportée au revenu disponible.
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TAUX DE MARGE
Il est égal au ratio = EBE (Excédent Brut d'Exploitation)
/ VA (Valeur Ajoutée) *100. C'est la partie de la valeur
ajoutée qui revient à l’entreprise pour compenser
l’usure du matériel et rémunérer les
capitaux. Ce taux est donc supérieur au taux de profit.
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TAUX DE REDISTRIBUTION SOCIALE
Il est mesuré par le rapport des prestations sociales au
PIB en pourcentage.
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TAUX DE REMPLACEMENT BRUT
Utilisé en matière de retraite pour mesurer la proportion
de la pension de retraite par rapport au denier revenu d'activité
(salaire brut) perçu par le retraité lorsqu'il était
encore actif.
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TAUX DE RENTABILITÉ ACTUARIEL ET INTERNE
Le taux de rentabilité actuariel (TRA) représente
le taux d'actualisation qui annule la valeur actuelle nette. Pour
qu'un investissement dans un titre financier soit rentable, il
faut que son TRA soit supérieur ou égal au taux
de rentabilité exigé par l'investisseur. À
l'équilibre, le TRA est égal au taux du marché,
c'est-à-dire que la valeur actuelle nette est nulle. Le
taux de rentabilité interne (TRI) recouvre le même
concept que le TRA mais concerne plus particulièrement
les investissements industriels.
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TAUX DE PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES
Il se mesure à l’aide du rapport entre les prélèvements
obligatoires et le produit intérieur brut :
(PO) / (PIB).
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TAUX DE PROFIT
Profit obtenu par rapport aux capitaux engagés.
On le mesure en effectuant le rapport entre le résultat
net et les fonds propres. C'est un ratio (Return on equity ou
ROE aux Ètats-Unis) qui sert d'outil proclamé des
choix des entreprises. Il faut restructurer et croître,
acheter et vendre, absorber et essaiment, pour augmenter le ROE
; les actionnaires se plaignent d’un ROE insuffisant ; il
faut diviser l’entreprise pour libérer les énergies,
faire apparaître les vrais points forts et faibles et accroître
toujours le ROE. " Jean-Paul BETBÈZE.
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TAUX D'ÉQUIPEMENT
Pourcentage de ménages possédant au moins un certain
type d'appareil.
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TAUX D'IMPOSITION
S'obtient en divisant le montant de l'impôt par son assiette
(c'est-à-dire sa base de calcul).
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TAUX D’OUVERTURE
Rapporte la demi-somme des exportations et des importations au
PIB.
" L’euro a dès maintenant modifié le
degré d’ouverture de nos économies : la part
des échanges extérieurs dans le PNB européen
représente à peu de choses près le même
pourcentage dans la zone euro qu’aux États-Unis "
Alexandre Lamfalussy (1999), ancien président de l’IME.
C’est d’ailleurs pour cette raison que Jean-Paul
FITOUSSI estime réaliste et efficace une relance européenne.
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Taxe : terme générique, synonyme d'impôt,
recouvrant les impôts tant directs qu'indirects.
Traité : accord international créant des obligations
pour ses signataires.
Travail : activité rémunérée dans
le cadre d'un processus de production.
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TAUX D'INTÉRÊT, voir cours sur ce site
C'est le prix, le coût du crédit.
Pour les ménages, c’est le prix de la renonciation
à la consommation immédiate.
Taux à court terme. Ils sont définis par les banques
centrales. Ils conditionnent le coût de refinancement des
banques et donc le volume du crédit distribué.
Taux à long terme. Ils dépendent de l’offre
et de la demande sur les marchés financiers.
Taux de base bancaire. C’est le taux de référence
auquel les banques commerciales accordent certains crédits.
Ce TBB est majoré de manière plus ou moins élevée
selon le niveau de risque calculé par la banque. Chaque
banque fixe librement son taux de base en fonction du coût
moyen de ses ressources, de ses moyens de refinancement et des
contingences réglementaires auxquelles elle est soumise.
EURIBOR (Euro interbank offered rate) : taux interbancaire à
court terme.
EONIA (Euro overnight index average) : taux européen pour
les opérations au jour le jour. Il remplace le taux au
jour le jour (TJJ).
TMO. Il s’agit du taux moyen des emprunts obligataires.
TME. Ce sigle désigne le taux moyen des emprunts d’État.
Il est aujourd’hui supplanté par le taux des obligations
assimilables du Trésor (OAT).
Taux directeurs. Taxe appliqué par la banque centrale
aux banquiers lorsqu’elle leur avance des fonds en monnaie
centrale. Ils sont variables selon les catégories d’avances
et selon la politique monétaire conduite par l’institut
d’émission.
Taux effectif global (TEG). Taux exprimant le montant des intérêts
et des frais obligatoires. Il englobe l’ensemble des commissions,
rémunérations et assurances exigées de l’emprunteur
et nécessaires à l’octroi du prêt.
Il est constitué de deux éléments :
Le taux d’intérêt " pur " du crédit
(fixe, variable ou révisable).
L’incidence en taux des frais de dossier, des primes d’assurance
obligatoires (il exclut donc l’incidence en taux des primes
d’assurance facultative) et des charges liées aux
garanties dont les crédits sont éventuellement assortis.
Le taux de l’argent au jour le jour (TJJ) est le taux d’intérêt
qui s’établit chaque jour sur le marché interbancaire.
C’est le prix de la monnaie centrale pour les banques commerciales
(ou de second rang). Le TJJ constitue un élément
essentiel du coût du refinancement bancaire. Contrôlé
par la banque centrale européenne, il fluctue entre le
taux d’intérêt des appels d’offre (taux
plancher) et le taux des prises de pensions (taux plafond). C'est
le Taux de refinancement.
Taux de l’usure. Taux effectif global qui, au moment où
il est consenti, excède de plus d’un tiers le TEG
moyen pratiqué au cours du trimestre précédent
par les établissements de crédit pour les opérations
de même nature et de même risque. Un taux usuraire
constitue un délit.
Le taux d'intérêt nominal (taux d'intérêt
apparent) se calcule en euros courants, sans tenir compte du fait
que l'inflation déprécie mécaniquement la
somme prêtée. Le taux d'intérêt réel
est le taux d'intérêt nominal corrigé de l'inflation.
Il se calcule en euros constants. Ainsi si p correspond à
l'inflation, n au taux d'intérêt nominal et r au
taux d'intérêt réel et, dans l'hypothèse
où p et n ne sont pas trop élevés, on peut
écrire : r = n – p. Sinon, on retient l’équation
:
1 + r = (1 + n) / (1 + p)
Selon Wicksell, il est nécessaire de distinguer deux taux
d'intérêt : les taux d’intérêt
naturel et courant. Le taux monétaire de marché,
ou taux courant de l'intérêt est déterminé
sur le marché de la monnaie et du crédit, c'est
le coût d'une unité de "disposition de capital"
pendant une certaine unité de temps. Le taux "naturel"
d'intérêt est celui qui s'établirait si l'on
n'usait pas de transactions monétaires. Si le capital réel
était prêté en nature, ce serait le taux pour
lequel l'offre et la demande de capital réel sont en équilibre
et qui "correspond plus ou moins au rendement attendu du
capital nouvellement créé".
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TAUX D'INVESTISSEMENT
Il se mesure par le ratio = FBCF (Formation Brute de Capital Fixe)
/ PIB (Produit Intérieur Brut) * 100.
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TAUX D'INVESTISSEMENT GLOBAL
Il se mesure en rapportant la Formation Brute de Capital Fixe
au Produit Intérieur Brut. C'est un taux que l'on peut
calculer à partir du TES.
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TAUX EFFECTIF GLOBAL (TEG)
Ce taux permet aux emprunteurs de comparer plusieurs offres concurrentes
et d'évaluer le coût de leur crédit. Pour
ce faire, le TEG doit comprendre, en plus des intérêts
proprement dits, tous les frais annexes au prêt : frais
de dossier, cotisations d'assurance décès-invalidité,
lorsque l'assurance est obligatoire, frais d'hypothèques
pour les crédits immobiliers, etc.
Prenons un exemple, un emprunteur a reçu deux offres pour
un prêt de 10 000 euros d'une durée d'un an remboursable
mensuellement : une offre au taux de 10 % avec 100 euros de frais
de dossier, une autre à 9 % avec 200 euros de frais de
dossier. Malgré des taux différents, ces deux offres
ont un TEG identique de 11 % puisque dans les deux cas, le coût
du crédit est de 1 100 euros.
Il existe deux méthodes de calcul du TEG. La première,
dite proportionnelle, consiste schématiquement à
multiplier, pour un crédit remboursable en douze mois,
le taux mensuel par 12. La seconde, dite équivalente, correspond
à la capitalisation sur 12 mois de ce taux mensuel. Pour
un prêt de 10 000 euros, remboursable sur un an en 12 mensualités
et consenti au taux de 12 % avec des frais de dossier de 100 euros,
le TEG calculé avec la méthode proportionnelle ressort
à 13,92 % tandis que celui calculé selon la méthode
équivalente s'élève à 14,84 %.
L'harmonisation européenne (JO du 11 juin 2002) oblige
les banques à retenir la méthode équivalente
pour les crédits à la consommation (durée
supérieure à 3 mois et montant inférieur
à 21 500 euros), quelle que soit leur appellation : crédit
revolving, prêt personnel, crédit lié à
un achat.
Le TEG des crédits immobiliers et des crédits aux
entreprises reste calculé à l'aide du taux proportionnel.
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TAUX MARGINAL DE SUBSTITUTION (TMS)
Le taux marginal de substitution entre deux biens Y et X mesure
la variation de la quantité consommée du bien Y
qui est nécessaire, le long d'une courbe d'indifférence,
pour compenser une variation infinitésimale de la quantité
consommée du bien X.
TAUX MARGINAL DE SUBSTITUTION TECHNIQUE (TMST). Le taux marginal
de substitution technique entre le capital et le travail mesure
la variation de la quantité de capital qui est nécessaire,
le long d'un isoquante, pour compenser une variation infiniment
petite de la quantité de travail.
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TAXE : terme générique, synonyme d'impôt,
recouvrant les impôts tant directs qu'indirects.
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TAXE TOBIN
James TOBIN, prix Nobel en 1981 est le père de la "taxe
TOBIN" ou "Tobin tax". Il préconisait, en
1972, pour " limiter les fluctuations des taux de changes,
d’effectuer sur chaque opération un prélèvement
minime équivalent à 0,5 % de la transaction. De
quoi faire fuir les mouvements spéculatifs de capitaux
! Beaucoup d’investisseurs placent leur argent à
très court terme sur les monnaies. Si cet argent est brusquement
retiré du marché, les pays doivent relever leur
taux d’intérêt dans d’importantes proportions
afin que la devise reste attractive. Or, malheureusement, des
taux d’intérêt élevés sont souvent
catastrophiques pour l’économie intérieure
comme le montrent les crises qui ont frappé le Mexique,
l’Asie du Sud-Est et la Russie dans les années 90.
Ma taxe redonnerait une marge de manœuvre aux banques centrales
des petits pays pour lutter contre la tyrannie des marchés.
" in Der Spiegel, le 3 septembre 2001.
Cette taxe fut reprise par l’association pour une taxation
des transactions pour l’aide aux citoyens (ATTAC) initiée
par Bernard CASSEN du Monde diplomatique. Avant sa mort, TOBIN
se dira très éloigné des objectifs d’ATTAC,
attaché qu’il était au libre-échange
et à la régulation naissante que constitue l’OMC
: " Je n’ai rien de commun avec les praticiens de cette
révolution contre la mondialisation. […] Je défends
le libre-échange, je soutiens le FMI et l’OMC. On
détourne mon nom. Je suis avant tout un disciple de Keynes,
qui, dans le fameux chapitre 12 de sa Théorie générale
propose de taxer les mouvements de capitaux afin de lier plus
durablement les investisseurs à leurs actifs. En 1972,
j’ai proposé d’appliquer cette taxe aux marchés
des changes. À cette époque, les États-Unis
quittaient le système de changes fixes défini à
Bretton Woods en 1944. Parallèlement, les transactions
électroniques promettaient de considérablement accroître
le nombre de transactions. J’ai voulu ralentir ce processus
afin de réduire la spéculation et la volatilité
des taux de change. Aujourd’hui où chacun peut à
tout moment effectuer des transactions financières sur
son ordinateur personnel, les problèmes que je prévoyais
se sont multipliés […]
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TAXE PIGOUVIENNE
En cas d'effet externe négatif, la taxe pigouvienne (du
nom de l'économiste Pigou) qui prend la forme d'une taxe
de pollution pénalise le pollueur et dédommage le
pollué pour le préjudice subi. Dans le cas d'un
effet externe positif, l'agent responsable de l'effet externe
doit recevoir une subvention pigouvienne financée par l'agent
qui bénéficie de l'externalité.
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TAYLORISME ou organisation scientifique du travail (OST)
Organisation du travail et de la production, inventée par
F. W. TAYLOR (1856-1915) au XIXème siècle. Elle
repose sur une double division du travail :
La division horizontale consiste à décomposer une
tâche donnée en éléments simples, la
parcellisation. La division verticale sépare les tâches
de conception et les tâches d'exécution.
Taylor préconisait un salaire au rendement.
C'est ce système de ce type que mit en place Henry FORD
en 1913 : standardisation des produits, travail à la chaîne
et politique de salaires élevés (le taux de rotation
était très élevé dans l'industrie,
aussi Ford reprit cette idée de Taylor pour fidéliser
les ouvriers).
L'école de la régulation a établi le terme
de fordisme pour désigner un mode de régulation
du capitalisme qui associe une production de masse standardisée
et une consommation de masse.
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TBT : Agreement on technical barriers to trade
TCP/IP : Transmission control protocol / Internet protocol
TEB : Taux d'escompte moyen mensuel des adjudications des bons
du Trésor à 13 semaines
TEE (Tableau Économique d'Ensemble)
TEMPÉ : taux moyen pondéré en euros = Euro
Overnight Index Average (EONIA)
TEP : Tonnes-équivalent pétrole
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TERMES DE L'ÉCHANGE
On les mesure en divisant le prix des exportations par le prix
des importations.
Lorsque ce rapport diminue, les termes de l'échange se
dégradent, c'est-à-dire qu'il faut augmenter ses
exportations pour acquérir la même quantité
de produits importés. C'est manifestement le cas en 1999
et 2000 pour les pays de la zone euro.
Lorsque ce rapport augmente, les termes de l'échange s'améliorent,ce
qui signifie que le pouvoir d'achat des exportations augmente,
ou, ce qui revient au même qu'il faut moins d'exportations
en volume pour payer la même quantité de produits
importés. C'est le cas du $ en 1999 et 2000.
Outre les variations du taux de change, il existe d'autres facteurs
qui influencent les termes de l'échange, notamment les
gains de productivité.
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TERTIARISATION
Augmentation de la part des services dans l'emploi et dans la
création de richesses (Produit Intérieur Brut).
Phénomène qui affecte la structure de la population
active et se manifeste par le transfert des personnes actives
des secteurs d'activité traditionnels (primaire et secondaire)
vers e secteur tertiaire.
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TES (tableau d’entrées-sorties)
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TGAP : Taxe générale sur les activités polluantes
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THÉORÈME D’ALBERT
"L'emploi est lié à la croissance. La croissance
est liée à l'équilibre extérieur.
L'équilibre extérieur est lié à l'adaptation
de notre industrie."
Michel ALBERT, commissaire général au Plan, à
la fin des années 1970.
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THÉORÈME D’ÉQUIVALENCE RICARDO-BARRO
Robert BARRO (1974) estime que l’emprunt public (outre l’effet
d’éviction) freine également l’activité.
Les ménages prévoient que leurs impôts futurs
(ou ceux de leurs descendants) vont augmenter pour assurer le
remboursement de la dette publique… d’où un
repli immédiat de leur consommation pour accroître
leur épargne. RICARDO préférait l’augmentation
des impôts plutôt que de recourir aux emprunts car
les impôts conduisent à accroître préalablement
leur épargne et les augmentations de capitaux n’amputent
pas le capital national contrairement à l’emprunt.
Pour ces théoriciens des anticipations rationnelles, les
politiques de relance économique, axées sur le laxisme
monétaire ou sur le déficit budgétaire financé
par l’emprunt, sont totalement inefficaces et vouées
à l’échec. Au mieux, elles ne servent à
rien, au pire, elles sont inflationnistes.
C’est un effet d’éviction.
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THÉORÈME D’HAAVELMO
Dans une économie en déca du plein emploi, un accroissement
des dépenses publiques financé par une augmentation
des impôts de même valeur aura un effet expansionniste
exactement égal à cet accroissement.
C’est Wallich qui a fait ce constat en termes littéraires.
L’année suivante, Trygve Haavelmo, en se réclamant
de Wallich, en fait la démonstration mathématique.
On appelle théorème d’Haavelmo cet effet multiplicateur
du budget équilibré.
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THÉORÈME D'HELMUT SCHMIDT
" La compétitivité d’aujourd’hui
génère les profits d’aujourd’hui ; les
profits d’aujourd’hui font les investissements de
demain ; les investissements de demain font les emplois d’après-demain.
"
Ce théorème qui date de 1978 a été
énoncé par l’ancien chancelier allemand Helmut
SCHMIDT. Je vous engage à ne pas le considérer comme
une vérité absolue, mais au contraire, à
le critiquer point par point.
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THÉORÈME DE MICHELIN (1999)
" Les profits d'aujourd'hui font les licenciements de demain
et les dividendes d'après-demain. "
Ce théorème acidulé est dû à
Daniel BENSAÏD (philosophe et trotskiste, enseignant à
Paris-VIII) et à Philippe CORCUFF (IEP Lyon) dans un article
du Monde daté du 4 décembre 1999. Il faisait suite
à l'annonce de 6 000 licenciements par le manufacturier
clermontois alors que ces profits avaient augmenté de plus
de 20 %.
Ils en ignoraient, ou feignaient d'ignorer, que MICHELIN avaient
réalisé de très importants efforts de productivité
pour résister à la concurrence, notamment celle
des pays à bas coût de main d'oeuvre. Dès
lors, ne pas réagir et attendre la concurrence aurait été
pour Michelin, la mort assurée.
Le 10 octobre 1995, dans un entrefilet du journal Le Monde, on
pouvait lire : "Michelin va créer deux usines de pneumatiques
très automatisées à Clermont-Ferrand (63)
et à Saint-Priest (69) selon un procédé de
fabrication d'une nouvelle génération qualifié
d'"intégré et flexible" qui se traduit
par une automatisation révolutionnaire."
Le processus de destruction créative, cher à SCHUMPETER,
se mettait alors en marche et il était inévitable
qu'un jour l'entreprise procéda à des licenciements.
Sa compétitivité et sa pérennité en
dépendaient. Ce que l'on peut exiger de la part des entreprises,
c'est qu'elles planifient ce type de restructuration et qu'elles
préparent, notamment par de l'enrichissement des tâches,
par la polyvalence et la formation professionnelle, la reconversion
des personnels concernés.
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THÉORÈME DE PASINETTI
En 1962, Pasinetti explique que le taux de profit est déterminé
par le taux de croissance et le comportement d’épargne
des seuls capitalistes.
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THÉORÈME FONDAMENTAL DE L'ÉCONOMIE DU BIEN-ÊTRE
L'économie du bien-être recherche les conditions
qui permettent de trouver une allocation optimale des ressources
et de respecter l'optimum de PARETO.
Le théorème fondamental de l'économie du
bien-être stipule que le marché de concurrence pure
et parfaite vérifie les conditions d'optimalité
de PARETO et constitue, donc, un système d'allocation optimale.
On peut le dire autrement, les conditions de l'optimum de PARETO
peuvent être obtenues grâce à un marché
de concurrence pure et parfaite.
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THÉORIE DE LA CROISSANCE ENDOGÈNE
Cette théorie remet en question l’explication donnée
par Solow selon laquelle le progrès technique serait dû
à des considérations exogènes à la
production, d’où le nom de " croissance endogène
" pour bien marquer que le progrès technique qui influence
la croissance est explicité par des causes inhérentes
au système économique.
Cette théorie met en évidence quatre facteurs qui
influent sur le taux de croissance d’une économie
:
Les rendements sont croissants (ROMER) grâce aux externalités
positives.
L’investissement de l’État dans des infrastructures
peut engendrer une amélioration de la productivité
des entreprises.
La recherche-développement est une activité à
rendement croissant car la connaissance est un bien " non
rival " et que le coût de son appropriation est minimal.
D’où le rôle des pouvoirs publics qui doivent
la faciliter et la financer.
Le capital humain (Lucas, 1988) s’accumule ; le stock de
connaissances scolaires et professionnelles (" apprentissage
par la pratique ") appartient aux individus, mais il est
mis au service des entreprises et d’une économie
et il en favorise la productivité.
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THÉORIE DE L'AGENCE
Cette théorie propose une vision contractuelle de la firme,
structurée par des relations d'agence.
JENSEN et MECKLING (1976) : " Nous définissons une
relation d'agence comme un contrat par lequel une ou plusieurs
personnes (le principal) engage une autre personne (l'agent) pour
exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique
une délégation d'un certain pouvoir de décision
de l'agent. " À l'origine, cette théorie s'intéressa
aux actionnaires qui confient la gestion à un manageur,
mais on peut citer d'autres exemples : un employeur qui confie
un travail à un salarié, un épargnant qui
confie la gestion de son portefeuille à une banque, la
relation entre le malade et le médecin,... en fait, toute
relation contractuelle entre deux individus.
Cette théorie met en avant les intérêts divergents
entre les parties, elle insiste sur les asymétries d'information
et sur les comportements opportunistes inhérents aux conflits
d'intérêt, ce qui entraîne, pour les surmonter,
des coûts d'agence, des coûts monétaires et
non monétaires car il faut mettre en place des systèmes
d'obligation et de contrôle :
- dépenses de surveillance et d'incitation engagées
par le principal,
- des coûts d'obligation supportés par l'agent (par
exemple, assurance en RC),
- le manque à gagner lié à l'existence même
de de la délégation, c'est-à-dire la différence
entre le résultat de l'agent et la maximisation du principal
qui représente un coût d'opportunité.
La théorie de l'agence permet de réfléchir
aux délégations de pouvoir, donc aux formes d'organisation
et aux modalités des contrats qui permettent de minimiser
les coûts d'agence. Cette théorie suppose que chaque
partie cherche à maximiser son utilité et qu'elle
anticipe rationnellement l'effet d'une relation d'agence sur ses
résultats futurs.
Si on raisonne sur la délégation de la gestion aux
manageurs, il faut savoir comment empêcher ceux-ci d'utiliser
les informations dont ils disposent à leur profit. Comment
les contrôler ? Une réponse d'agence consiste à
dire qu'il faut associer les manageurs aux résultats de
l'entreprise pour faire en sorte que les intérêts
du mandataire rejoignent ceux du mandant. Intéressement
aux résultats, stock-options font converger les intérêts
des propriétaires et des manageurs et évite d'avoir
à créer une structure de contrôle, le gouvernement
d'entreprise va en découler.
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THÉORIE DE LA GRAVITATION (article à parfaire, en
l'état, il vient de Nouzha NACIRI)
Adam Smith parle du paradoxe de la valeur des marchandises. Il
distingue prix réel (valeur de la marchandise, quantité
de travail) et prix nominal (prix d'échange sur le marché).
Il présente la théorie de la gravitation des prix
du marché, confrontation offre et demande, autour du prix
réel ou naturel.
SRAFFA en a parlé également au sujet de la théorie
de l'équilibre.
On retrouve également cette notion dans la théorie
du commerce international.
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THÉORIE DE LA JUSTICE de John RAWLS
Vles deux principes de la théorie de la justice sont les
suivants :
Premier principe : chaque personne doit avoir un droit égal
au système le plus étendu de libertés de
base égales pour tous qui soi compatible avec le même
système pour les autres.
Deuxième principe : les inégalités et économiques
doivent être organisées de façon à
ce que, à la fois,
a.— l'on puisse raisonnablement s'attendre à ce qu'elles
soient à l'avantage de chacun,
b.— qu'elles soient attachées à des positions
et à des fonctions ouvertes à tous.
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THÉORIE DE LA RECHERCHE DE LA RENTE
Voir la rubrique Public choice
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THÉORIE DE L'EFFET D'EXPÉRIENCE
Cette théorie énonce que le coût de production
d’un produit décroît de façon constante
à chaque doublement de la production cumulée.
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THÉORIE DE L'INTÉGRATION
Jan TINBERGEN a développé cette théorie dans
les années 50. Il y montre que "les externalités,
qu'elles soient positives ou négatives, appellent en règle
générale un dispositif institutionnel dans le sens
de la coordination internationale, voire d'une version poussée
de celle-ci, l'intégration. Autrement dit, l'interdépendance
économique, commerciale, monétaire, financière...
sollicite la logique de la coopération, alors que la déréglementation,
éventuellement "compétitive", ouvre une
logique de concurrence." Christian de Boissieu, 2000.
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THÉORIE DES CONTRATS IMPLICITES
Le livre fondateur de cette théorie est écrit par
C. AZARIADIS, en 1975: "Contrats implicites et équilibre
de sous-emploi" ("Implicit contracts and unemployment
equilibria").
Ce livre est publié en un temps où le chômage
augmente rapidement. Il y pose une question importante : pourquoi
les salaires varient moins que le niveau de l'emploi ? C'est la
"théorie des contrats implicites".
Le salarié, estime-t-il, a une grande aversion pour le
risque, dès lors, le contrat de travail joue le rôle
d'une compagnie d'assurance en lui garantissant un revenu régulier,
et ce quelles que soient les vicissitudes de la conjoncture. Par
contre, il montre que l'entreprise a une "aversion pour le
risque" moins forte que le salarié. Il estime que
le salarié raisonne intertemporellement. Dans les périodes
de plein-emploi (et de haute conjoncture), en acceptant un salaire
inférieur à celui du marché, il cotise à
une assurance auprès de son employeur de manière
à ce que celui-ci lui assure un revenu régulier
en période de sous-emploi (et de basse conjoncture). Il
s'agit d'un contrat implicite. Dès lors, le volume du travail
demandé ne s'ajusterait pas automatiquement au volume de
l'activité et Azariadis tient là une explication
de la rigidité du marché du travail, notamment la
résistance du salaire à la baisse en cas de sous-emploi.
L'objectif de cette théorie (qui respecte le cadre théorique
de l'individualisme méthodologique) est d'analyser les
rigidités salariales, ce que Bernard SALANIÉ explique
clairement : "l'objet de la théorie des contrats est
d'appréhender les relations d'échange entre des
parties en tenant compte des contraintes institutionnelles et
informationnelles dans lesquelles elles évoluent".
La sélection adverse ou anti-sélection est un phénomène
connu lors de nombreux échanges dès qu'une des parties
possède des informations auxquelles l'autre partie n'a
pas accès. Ainsi, les exemples abondent dans les domaines
de l'assurance, de la santé ou de la location de biens
ou de services. Cette asymétrie d'information, illustrée
dans le livre de George Akerlof de 1970 concernant les véhicules
d'occasion, peut conduire jusqu'à la sélection adverse,
situation dans laquelle ce sont les mauvaises voitures qui se
vendent, ou encore l'agent le plus risqué qui est assuré.
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THÉORIE DES COÛTS DE TRANSACTION : Ronald COASE et
Olivier WILLIAMSON
Ronald COASE (1937)a établi de nouveaux fondements pour
la firme en montrant que la firme et le marché constituent
deux formes alternatives de coordination économique, la
firme pouvant supprimer le système de prix. Il a souligné
que "grâce à la firme, il devient beaucoup moins
nécessaire de spécifier des prix pour chacune des
transactions réalisées, car il suffit d'un contrat
à long terme pour remplacer une série de contrats
à court terme. L'entrepreneur est un coordinateur, il remplace
le mécanisme des prix en intégrant ses activités
et réduit ainsi ses coûts d'information..."
Ronald COASE pose deux questions fondamentales :
¨Pourquoi la firme existe-t-elle ?" et La réponse
de Coase est que la firme existe car le marché connaît
des défaillances et parce qu'il existe des coûts
de transaction (thème repris par Williamson). La réponse
de Marx, Schumpeter, Chandler et des régulationnistes est
que la firme est un espace de production et un lieu de création
de richesses et d'innovation.
¨ Pourquoi la firme s'est-elle imposée comme une forme
d'organisation distincte du marché ?" La firme est
envisagée comme un lieu de coordination d'agents d'un côté,
et de l'autre côté, comme lieu de gestion des conflits
et des intérêts de ces mêmes agents, c'est
la firme-organisation contre la firme-institution.
En effet, le recours, c'est-à-dire la recherche de la coordination
par les prix, entraîne des coûts ("LES COÛTS
DE TRANSACTION") :
les coûts liés à la découverte des
prix adéquats ;
les coûts de négociation et de conclusion des contrats
;
les coûts liés aux contraintes nouvelles (sur le
long terme) non portées au contrat mais décidées
plus tard par l'acheteur ;
les coûts de supervision.
Mais la fonction entrepreneuriale a des rendements décroissants,
ce qui engendre des coûts d'organisation interne croissants.
Ce qui induit de comparer les coûts internes de l'organisation
avec les coûts internes, ce qui revient à choisir
entre internalisation ou externalisation.
Olivier WILLIAMSON reprendra ces travaux pour constituer un nouveau
corpus Dans le cadre de la "nouvelle économie institutionnelle",
Williamson reprend le principe de la rationalité limitée
(Herbert SIMON) en mettant l'accent sur l'incomplétude
des contrats. Les agents sont opportunistes, ils recourent à
la ruse, voire à la tricherie.
L'opportunisme ex ante ou sélection adverse.
L'opportunisme ex post ou le risque moral.
Trois traits spécifiques :
1) Le choix entre faire ou faire-faire, c'est-à-dire entre
internalisation ou recours au marché.
2) Une analyse dynamique de l'opportunisme et des rapports contractuels.
3) Une place centrale dévolue à l'hypothèse
de rationalité limitée.
Dans un contexte d'incertitude, les contrats sont incomplets,
ils engendrent donc des attitudes opportunistes ex-post, chacun
essayant d'adapter le contrat à son avantage. Donc, dans
certaines situations, le prix de la décision internalisée
est plus efficace.
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THÉORIE DES INTERSTICES
Edith PENROSE remarqua que les PME pouvaient profiter durablement
des opportunités engendrées par des mutations technologiques
qui créent sans cesse des " interstices ", c’est-à-dire
des marchés étroits délaissés par
les grandes entreprises.
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THÉORIE DES JEUX
Cette théorie étudie le comportement stratégique
des individus lorsqu'ils prennent des décisions. Voir l'article
sur John NASH.
Imaginons un secteur où il n’y a que deux constructeurs
mondiaux (Boeing et Airbus) et supposons qu’une nouvelle
technologie leur permette de construire un nouvel avion. Supposons
également que la construction d’un tel avion donne
lieu à des économies d’échelle, l’augmentation
de la production permet alors d’abaisser les coûts
moyens. Si une seule firme s’impose sur ce nouveau marché,
elle pourra abaisser ses coûts et dégager une marge
bénéficiaire plus importante (rente de monopole).
Par contre, si les deux entreprises se concurrencent, elles devraient
(à défaut de cartel) abaisser leurs prix du fait
de la concurrence. De plus, leurs coûts moyens seront plus
élevés donc les profits plus faibles, voire négatifs.
Elles sont confrontés à un dilemme : soit produire
et se trouver en concurrence avec l’autre entreprise et
risquer de ne pas rentabiliser les investissements considérables
requis ; soit ne pas produire et laisser le champ libre au concurrent
qui risque de développer un avantage décisif.
Airbus a bien acquis un avantage stratégique. Pour contrecarrer
cette éviction de Boeing du marché le gouvernement
américain peut lui attribuer à son tour une subvention
de 12. En produisant toutes les deux, Boeing et Airbus dégageront
+ 2 de gain mais les pays auront payé 12, la perte de 10
est maintenant socialisée. Elle évite l’éviction,
c’est la politique commerciale stratégique.
A terme, il paraît que la coopération l’emporte
si les représailles sont crédibles et fortes, mais
il ne faut pas qu’il y ait d’asymétrie entre
les pays.
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THÉORIE DES MARCHÉS CONTESTABLES
Pour BAUMOL, un monopole n’est pas toujours en mesure de
fixer un prix élevé s’il est soumis à
la menace d’entrée de nouvelles firmes sur son marché.
L’intensité de la concurrence dépendrait davantage
de l’existence d’une concurrence potentielle que du
nombre d’entreprises effectivement présentes sur
le marché.
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THÉORIE DU CONFLIT
SCHELLING la résume dans une phrase, " Pour contraindre
l’autre, il faut se contraindre soi-même ".
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THÉORIE DU SALAIRE D'EFFICIENCE
Elle repose sur l’idée d’une corrélation
positive entre salaire et productivité, elle permet donc
d’expliquer la rigidité des salaires et le chômage
involontaire. En effet, quand toutes les firmes assurent le paiement
d’un salaire supérieur au salaire d’équilibre,
un chômage durable de nature involontaire apparaît.
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THÉORIE DE WICKSELL
Cette théorie pose comme principe que tant que le taux
monétaire est égal au " taux naturel "
(TMO), les prix restent stables.
Cette théorie a amené les banques centrales à
une conclusion pratique : pour déterminer si la politique
monétaire est appropriée, il faut observer les taux
d’intérêt à moyen et long terme sur
le marché et ensuite utiliser les taux d’intérêt
à court terme pour aplanir le profil de la courbe des rendements.
L’objectif d’une politique wicksélienne est
d’obtenir une " courbe " des taux aplatie, c’est-à-dire
l’écart entre taux à court terme et taux à
long terme.
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THÉORIE DU DÉSÉQUILIBRE
Cette théorie, apparue au début des années
70, notamment sous l'impulsion de J.P. Benassy, J. Drèze
et E. Malinvaud, se propose de donner certains fondements microéconomiques
à certaines des thèses de Keynes. Dans "Macroéconomie
et théorie du déséquilibre", en 1984,
J.P. Benassy, quoique appartenant à l'école néoclassique,
admet qu'il peut exister des échanges à des prix
qui ne sont pas "d'équilibre concurrentiel",
et de plus, qu'on peut envisager un chômage involontaire
prolongé, d'où le nom de déséquilibre.
On suppose que des échanges peuvent avoir lieu dans ces
conditions, ce qui ignore deux aspects centraux de la théorie
Keynésienne : L'incertitude et la préférence
pour la liquidité. Dans ce cas de figure, il n'y a pas
d'égalité entre offres et demandes, et Benassy énonce
des règles de rationnement qui s'appliquent aux agents.
Certains acteurs de l'économie se trouvent alors en position
de manque quantitatif car ils subissent des règles de rationnement.
Les théoriciens du déséquilibre appellent
"équilibre à prix fixes" des situations
où, aux prix affichés et pour les rationnements
subis par les agents, aucun d'entre eux n'est incité à
modifier ses propres offres et demandes. Le cadre théorique
est très proche de celui de la concurrence pure et parfaite,
mais cette théorie du déséquilibre envisage
le cas ou le "commissaire-priseur " walrassien n'assure
pas toutes ses responsabilités. On évoque la possibilité
que les prix affichés ne soient pas des prix d'équilibre
concurrentiel, ce qui est original pour ce courant de pensée.
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THÉORIE QUANTITATIVE DE LA MONNAIE
Son origine remonte incontestablement à Jean BODIN qui
avait constaté que l'inflation était liée
à l'afflux de métaux précieux en provenance
d'Espagne.
Cette théorie (tqm) explique que les prix sont proportionnels
à la masse monétaire. En effet, les variations de
la production et des échanges prennent du temps et la variable
qui réagit à une variation de la masse monétaire
est le niveau général des prix
On peut l'écrire dans une première version sous
la forme MM = PT dans laquelle MM représente la masse monétaire,
P, le niveau général des prix et T, le volume des
transactions.
Dans sa forme moderne due à Irving FISCHER, on l'écrit
M V = P T, c'est-à-dire que Fischer a introduit la vitesse
de circulation de la monnaie (V).
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THÉORIE SCIENTIFIQUE
Une théorie , pour être scientifique, doit déterminer
ses propres conditions de réfutabilité.
Le contraire d'un dogme qui se présente comme irréfutable
et qui ne peut pas être considéré comme scientifique.
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THÉSAURISATION
Épargne conservée sous forme de billets et de pièces
(" bas de laine "), retirée du circuit économique
et de ce fait inutile sur le plan économique. Elle constitue
une fuite nuisible aussi bien à la loi de Say qu’aux
multiplicateurs.
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TIC : Technologies de l'information et des communications
TICGN : Taxe intérieur sur les consommations de gaz naturel
TIFFE : Tokyo international financial futures exchange
TIO : Taux interbancaire offert
TIP : Titre inter-bancaire de paiement
TIPP : Taxe intérieure sur les produits pétroliers
TIPP : Taxe sur l'importation des produits pétroliers
TMB : Taux actuariel moyen mensuel des adjudications des bons
du Trésor à 13 semaines
TME : Taux moyen mensuel des taux moyens hebdomadaires des emprunts
d'Etat (à plus de 7 ans) sur le marché secondaire
TMM : Taux du marché monétaire
TMO : Taux actuariel moyen au règlement des obligations
à taux fixe du secteur public
TMT : Technologies médias télécommunications
(expression utilisée en matière boursière)
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Tonnes-équivalent pétrole (TEP)
Toutes les sources d'énergie n'ont pas le même rendement.
Pour pouvoir les comparer, on mesure une équivalence de
l'énergie dégagée par un gigawatt-heure d'électricité
ou par un mètre cube de gaz par rapport au pétrole.
On ramène toutes les formes d'énergie à une
même unité, la TEP.
Dans le monde entier, 1 000 kWh électriques sont comptabilisées
pour 0,086 tep. Sauf la France qui compte 0,222 tep. Pour les
mêmes 1 000 kWh, la France estime qu'il faut utiliser 222
kg de pétrole... contre 86 kg dans les autres pays. Dès
lors les statistiques françaises majorent la part de l'électricité
dans la consommation nationale d'énergie.
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TP : Titre participatif
TPRM : Trade policy review mecanism
TRACE : Trajet d'accès à l'emploi
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TRACKER
Appellation anglo-saxonne que l'on peut traduire par " suiveur
". Il s'agit d'un produit financier très proche des
Sicav ou des FCP. Un tracker est en effet un panier d'actions
qui reflète fidèlement l'indice comme le CAC 40
ou un secteur d'activité. Ainsi: le tracker Euro Stoxx
Healthcare d'Axa regroupe les géants français et
allemands de la santé.
Les trackers s'achètent comme des actions. Les banques
prélèvent des frais de courtage, mais les émetteurs
ne facturent ni droits d'entrée ni frais de sortie, seulement
des frais de gestion (autour de 0,5 %, c'est-à-dire moins
élevés que ceux des sicav indicielles). Par ailleurs,
leur -Prix est facile à connaître : il s'agit d'un
multiple de l'indice. Exemple : quand le CAC 40 vaut 3 500 points,
le CAC 40 Master Unit, le plus gros tracker fondé sur cet
indice, coûte 35 euros. Si le CAC passe à 3 700 points,
le Master Unit vaudra 37 euros. A l'instar des actions, les trackers
donnent lieu chaque trimestre au versement de dividendes par les
entreprises qui les composent.
Très utile pour investir en Bourse sans avoir à
choisir une action en particulier. Du fait de leur simplicité,
les trackers connaissent un véritable engouement. En 2004,
il en existait 34, qui suivaient 20 indices différents.
Ces produits sont parfaits pour les investisseurs non avertis,
ils sont considérés comme un investissement de père
de famille. Même si certains investisseurs spéculent
au jour le jour sur les trackers, la plupart les gardent un à
dix ans. On constate que les indices augmentent à moyen
ou long terme. On conseille en général une durée
supérieure à un an.
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TRAITÉ
Accord international créant des obligations pour ses signataires.
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TRANSFERTS SOCIAUX
Revenus sociaux ou revenus indirects perçus par les ménages
en fonction de droits accordés par la collectivité.
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TRANSFORMATION
Mécanisme consistant, pour des institutions financières,
à utiliser des ressources à vue ou à court
terme pour octroyer des prêts à moyen ou long terme
aux agents économiques.
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TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE
Elle représente le passage d'un régime démographique
caractérisé par une forte natalité et une
mortalité importante à une situation de faible natalité
et de faible mortalité.
Cette période peut durer un laps de temps plus ou moins
long, un siècle ou deux ou moins entre les deux régimes.
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TRANSNATIONALISATION
Tendance des firmes à dépasser le cadre étroit
des frontières de leur pays d’origine pour s’implanter
dans plusieurs pays. Les flux d'investissement sont le levier
de la transnationalisation. On parle quelquefois de division internationale
du travail à l’intérieur de la firme lorsque
l’entreprise s’organise mondialement en fonction des
avantages comparatifs de chaque pays d’implantation.
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TRAPPE À LIQUIDITÉS
Notion due à Keynes qui voulait monter que lorsque le taux
d’intérêt tombe à un niveau très
faible, les agents économiques préfèrent
conserver leurs capitaux sous forme liquide. Dès lors toute
augmentation d'offre de monnaie de la part des autorités
monétaires se retrouve sous forme de liquidités.
Ce serait cette situation que le Japon aurait connu de 1998 à
2003. En effet, le taux d’intérêt y était
très faible (et les craintes sur les faillites bancaires
très fortes). Dans ce cadre là, les politiques de
relance n'ont pas eu beaucoup d'effets car toute la monnaie créée
était thésaurisée.
Le cas contraire est celui de la "préférence
absolue pour les titres". Dans ce cas, les taux sont si élevés
que les agents anticipent une baisse des taux, donc une augmentation
des cours ; dans ce cas, toute augmentation de l'offre de monnaie
se traduit par des achats d'obligation puisque leur cours est
anticipé à la hausse.
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TRAPPE À PAUVRETÉ
Pour certains économistes, cette expression reflète
la situation dans laquelle se trouvent les personnes qui bénéficient
des minima sociaux. Dotées d’un revenu minimum (RMI),
bénéficiant de l’allocation logement et la
couverture médicale universelle, (voire des allocations
chômage) n’ont que peu d’intérêt
à rechercher un emploi surtout à temps partiel.
Elles sont maintenues dans un état de pauvreté et
de dépendance duquel, telle une spirale, il leur est difficile
de sortir. Par ailleurs, ces personnes étant retirées
du marché du travail, elles ne viennent pas en concurrence
avec les chômeurs ou les actifs.
Une autre version, plus radicale, consiste à postuler
que ces aides nombreuses n’incitent pas leurs bénéficiaires
à faire les efforts nécessaires pour retrouver un
emploi. En effet, sans renoncer à la liberté (ce
qu’un emploi engendre), ces personnes disposent de minima
et peuvent utiliser tout leur temps selon leurs envies (travail
au noir, farniente, culture).
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TRAVAIL
Activité rémunérée dans le cadre d'un
processus de production. L'origine latine "tripaliare"
(torturer) monter que le travail a longtemps été
associé à la peine, à la souffrance, Alfred
SAUVY disait que c'était le mauvais côté de
l'aventure humaine.
Adam SMITH avait, très tôt, noté que la division
du travail favorisait la productivité (dans son fameux
exemple de la manufacture d'épingles... qu'il a emprunté
à Helvetius). Il en est résulté dans la théorie
économique une tendans à considérer le travail
comme un facteur de production, voire comme une marchandise comme
les autres qui s'échange sur un marché.
Karl MARX, qui fondait la valeur d'un bien sur le travail qui
y est incorporé, a théorisé l'exploitation
de la force de travail par les capitalistes en expliquant que
le détenteur du pouvoir économique s'appropriait
la différence entre la valeur créée par le
travail et la valeur qu'il octroyait aux salariés. Ainsi,
la plus-value serait égale à la valeur des marchandises
diminuée des salaires octroyés aux travailleurs.
Le travail est aussi considéré comme un facteur
de production auquel recourent les entreprises pour réaliser
leur production. Sur un plan plus général, le travail
est représenté au niveau d’une économie
par la population disponible pour exercer une activité
rémunérée.
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" TRENTE GLORIEUSES "
Expression fameuse de Jean FOURASTIÉ qui signifiait par
elle la situation extraordinaire connue par le monde occidental
entre 1945 et 1975. Synonyme de croissance exceptionnelle, de
revenus croissants et de consommation de masse, cette période
est exceptionnelle au vu de l’histoire économique.
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TRÉSOR PUBLIC
Service financier de l’État chargé de l’exécution
des opérations financières de l’État
et remplissant également des activités semblables
aux banques (octroi de prêts, gestion d’OPCVM, création
de monnaie).
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TRI : Taux de rendement de l'investissement
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TRIANGLE DES INCOMPATIBILITÉS
Robert Mundell est le père de cette notion. Cette expression
désigne le fait qu’un espace économique ne
peut pas bénéficier à la fois de la libre
circulation des capitaux, de taux de change fixes et de politiques
monétaires nationales autonomes.
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TRIMs : Agreement on trade related investment mesaures En français,
il s'agit des contraintes de performances.
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TRIPOLARISATION
Concentration du commerce mondial autour de trois pôles
(États-Unis, Union Européenne, Asie du sud-est).
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TRIPs : Trade related aspects of intellectual property rights
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TROC
Échange de biens ou de services contre un autre, sans recours
à l'intermédiaire de la monnaie.
Il faut deux conditions pour que le troc ait lieu :
Il faut réciprocité dans l'échange.
Il faut trouver des marchandises de valeurs équivalentes
pour pouvoir échanger les siennes.
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TRIBUNAL DE COMMERCE
Juridiction spécialisée dans les litiges concernant
les entreprises. elle présente une particularité
dans le paysage judiciaire, celle de mélanger des juges
élus par les artisans, commerçants et chefs d'entreprise
(juges consulaires) et des juges professionnels.
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TSDI : Titre subordonné à durée indéterminée
(titre portant sur des capitaux considérés comme
des quasi fonds propres). Cette catégorie de titres a été
créée, ex nihilo, pour les banques (notamment publiques,
quand elles l'étaient encore) pour leur permettre d'augmenter
leurs fonds propres éligibles au calcul du ratio Cooke
à raison de la moitié des TSDI émis.
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TSE : Tokyo stock exchange
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TSR : Titre subordonné remboursable
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TUC : Travaux d'utilité collective. Créés
en 1984 par le premier ministre d'alors, M. Laurent FABIUS, on
peut les considérer comme le symbole du retournement de
la politique économique amorcé en 1983. Le chômage
n'est plus l'objectif prioritaire des pouvoirs publics, c'est
l'inflation qui devient le dérèglement à
combattre en priorité. Les instruments de la politique
économique changeront eux-aussi.
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TURN-OVER (ROTATION DU PERSONNEL)
Rotation du personnel d'une entreprise du fait de départs
définitifs de salariés qui sont remplacés
par d'autres.
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TVA : Taxe sur la valeur ajoutée
Impôt indirect dont l'assiette porte sur les dépenses
de consommation finale.
Pour en atténuer le caractère non redistributif,
il existe trois taux de TVA. Un taux de 19,6 % sur les produits
manufacturés, un taux de 5,5 % pour les produits alimentaires
et un taux de 2,10 % pour la presse et les produits pharmaceutiques.
La TVA est la principale source de revenus pour l'État,
plus de 45 ù des recettes.
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TVTS : Taxe sur les véhicules de tourisme
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